Nous voilà de retour dans cette belle contrée de Clisson en Loire-Atlantique, le soleil brille de mille feux et les sourires illuminent les visages. Le site ouvrant plus tôt que les autres années, pas le temps de niaiser au Hell City. On se dirige directement vers le site en passant par le coin Presse / VIP toujours aussi joliment décoré. L’affiche étant particulièrement dense cette année, ça s’annonce sportif et extrêmement plaisant… Que les festivités commencent !

Comme à notre habitude, nous entamons cette édition par la terrible file du Sanctuary afin de nous procurer le merchandising qui nous intéresse. Un t-shirt par-ci, un pull par là, un magnet pour le frigo, des casquettes, la mignonne petite chauve-souris prénommée Ozzy cette année, etc… Mais Doux Jésus quel parcours du combattant ! Il nous aura fallu pas moins de 4h25 pour mettre la main sur notre butin, en plein cagnar. C’était véritablement la traversée de la vallée de la Mort. Et clairement pas en courant. Ce n’est pas la première fois que l’on endure cette épreuve, mais honnêtement ce sera peut-être la dernière. Parce que malheureusement avec ça nous avons raté Truckfighters et Elder et au final, ne sommes-nous pas là pour la musique avant tout ? Place aux concerts maintenant et, sans grande surprise, nous nous dirigeons vers notre scène chérie adorée : la Valley ! À la vue de l’affiche, nous savions que nous allions passer la majorité de notre première journée ici car TOUS les groupes programmés nous intéressent.

Nous arrivons juste à temps pour les français originaires de Mont-de-Marsan : Inspector Cluzo. Le duo est formé de Mathieu Jourdain à la batterie et Laurent Lacrouts à la guitare. Nous avons déjà vu le groupe une petite dizaine de fois depuis leur formation en 2007, que ce soit en salle ou en festival, ce qui les caractérise le plus est leur énergie et leur authenticité. Ce concert ne fera pas exception ! Ils démarrent avec l’excellent morceau Less Is More, titre éponyme de leur dernier album sorti en 2025. Ils ne sont que deux et pourtant ils mettent un sacré bordel sur scène et dans le public. Pour « calmer » le jeu, ils nous sortent The Outsider qu’ils ne jouent pas souvent en festival et pour cause, c’est un blues de 8 minutes. Mais qu’est-ce que ça joue bien, du pur live qui se laisse aller et crée quelque chose avec l’audience. Pour le final, c’est le thème classique Put Your Hands Up durant lequel ils démontent la batterie et balancent les éléments uns à uns jusqu’à ce qu’il ne reste que la grosse caisse. Après ce final bordélique, ils se serrent la main et saluent le public. Adishatz messieurs ! Encore une prestation réussie du duo qui reste une valeur sûre que ce soit en concert ou en festival.

Place désormais à notre tête d’affiche du jour : les Anglais de Uncle Acid and The Deadbeats ! Ça doit faire une dizaine d’années que nous ne les avons pas vu en live alors nous sommes relativement impatients. Le groupe gravite principalement autour de Kevin R. Starrs à la lead guitare et au chant. Au clavier et au choeur on retrouve Rachel Burnett et George Hudson à la guitare et choeurs également.C’est Jon Rice à la batterie et Justin Smith à la basse pour la partie rythmique.
Dès le début du concert, le show light semble excellent mais il fait malheureusement encore trop clair que pour pouvoir en profiter. Ce soir nous nous concentrons sur la musique et elle nous emporte. Les harmonies de voix ressortent aussi bien que sur album, on bénéficie d’un excellent son à la Valley pour ce concert. Le doom psychédélique des anglais est un délice, les riffs nous font voyager et les nuques se brisent sur la plaine.
Le gros bémol viendra des toilettes juxtaposées à la scène dont l’odeur nous aura sorti plusieurs fois de l’ambiance. Vraiment on espère qu’ils pourront améliorer ce point l’an prochain car ça en devient vraiment désagréable, même au premier jour du festival. En fin de set et après que la scène ait été inondée de fumée on profite mieux du show light et quel plaisir. Nous avions toujours vu le groupe en salle ou sous tente et y’a pas à dire, l’obscurité leur sied bien mieux.

Toujours à la Valley, avec un autre groupe installé à Berlin (coucou Elder, avec qui ils ont collaboré sur un album commun : ELDOVAR – A Story of Darkness & Light) voici les allemands de KADAVAR ! La tête d’affiche officielle de ce premier jour. Le groupe nous a proposé deux albums l’an dernier dont l’un orienté plus électronique ce qui a pu surprendre pas mal de fans. Voyons ce qu’ils vont proposer sur scène en clôture de la Valley ce soir…
Ils démarrent pied au plancher et ne laissent pas planer le doute, c’est du bon rock psyché ce soir et les potards sont à fond ! L’obscurité maintenant installée, on profite pleinement du show light et il nous régale. Tout d’abord avec des ambiances de couleurs, avant de passer à quelque chose de plus stroboscopique. Nos oreilles en prennent plein les yeux ! C’est aussi bon visuellement qu’auditivement. Le statut de tête d’affiche n’est pas usurpé du tout. Ça fait quelques années que nous ne les avions pas vu et ils nous font sacrément décoller !

Allez… Pour ne pas dire que nous avons passé la première journée uniquement sur la Valley, nous nous rendons à la clôture de notre deuxième scène préférée : la Warzone ! Avec ces vieux punks californiens de Social Distortion, ça ne peut que se terminer sur un air de fête. Mike Ness officie toujours à la guitare et au chant, il est entouré depuis quelques années par Jonny « 2 Bags » Wickersham à la guitare rythmique et au choeur, Brent Harding à la basse et enfin David Hidalgo Jr. à la batterie. 15 ans sans nouvel album et cette année le groupe nous gratifie d’un excellent Born To Kill. Titre avec lequel ils ouvrent et on constate quand même que le poids des années est bien là pour Mike Ness qui n’a plus la fougue d’antan au micro. Par contre musicalement c’est toujours aussi bon. Le groupe joue bien et même si une grande partie des morceaux viennent du nouvel album, nous avons tout de même droit à d’énormes classiques comme Mommy’s Little Monster, Story of My Life ou encore Reach for The Sky dont nous ne manquons pas de chanter les refrains avec entrain ! C’est un plaisir de les voir pour terminer cette première journée du festival. Qui aura été épuisante principalement à cause de notre quête du merchandising. Nous rentrons vite nous reposer car demain est un nouveau jour et il ne sera plus question d’autres choses que les concerts. En avant la musique !

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