C’est dans une toute nouvelle configuration que se sont ouvertes ce vendredi 24 juillet les Francofolies de Spa.

3 Scènes dans le parc des 7 heures, une scène Rapsat dans un espace indépendant.

La première surprise est de découvrir le déplacement de la scène Proximus vers le fond du Village, laissant place sous la galerie à un espace DJ.

La seconde est de voir le lieu emblématique des festivaliers, la Fontaine, disparue sous un plancher pour permettre une capacité d’accueil plus grande pour la scène Proximus.

Quant à la programmation de ce vendredi, elle se voulait plus urbaine et métissée. Plus jeune aussi.

Jeremie Makiese devenu Jellam ouvrait le bal sur la Proximus. Souhaitant se reconnecter avec ses origines bruxelloise et congolaise, avec une direction artistique plus poussée, le jeune homme a réussi son pari avec une proposition solide qui augure le meilleur à venir.

Un vent de liberté soufflait sur la Proximus lorsqu’Asfar Shamsi entamait son set. On attendait avec impatience la jeune chanteuse qui propose une musique entre electro et rap avec des textes qui sonnent comme les mots d’une génération. Elle n’a en rien déçu, bien au contraire. Celle qui dit avoir été biberonnée à Orelsan ou Nepal et qui affirme des influences allant de Souchon à Stromae a confirmé toute le bien que l’on pensait d’elle.

Le public était nombreux pour le set de Linh. La chanteuse, on le sait, a une fanbase solide et fidèle. Face à un public varié, avec des très jeunes connaissant les titres par cœur avec des étoiles dans les yeux, la jeune femme a déroulé son répertoire avec la simplicité qu’on lui connait. Sa prestation était la parfaite illustration que la musique rassemble et fait grandir.

Linh_francofolies2026

Alice on the roof lui a succédé avec le grain de folie qu’on lui connait. Elle s’amuse, ne se prend pas au sérieux et donne l’impression au public qu’elle l’entraîne dans une grande plaine de jeu à ciel ouvert. Spa est pour elle un endroit essentiel, elle le soulignera à plusieurs reprises. Et elle est là pour faire la fête avec les festivaliers. Un moment joyeux et acidulé.

De fête il en était également question avec Magic System qui se produisait sur la Proximus. Malgré un incident technique, l’inaccessibilité du plancher placé sur la fontaine historique, réduisant l’espace pour le public, le groupe a entrainé les festivaliers dans un joyeux voyage où se mêlaient rythme et rires. Avec cette « Ambiance à l’africaine » (NDLR : un de leurs titres emblématiques), on se serait bien attablé autour d’un verre de bissap et d’un plat de bananes plantain. De quoi nourrir les estomacs autant que le cœur.

A peine ce concert terminé, le transit vers la scène Rapsat pouvait s’avérer compliqué. Le phénomène Gims était très attendu et c’est devant une foule compacte qu’il a littéralement pris possession de la scène. Dès la première note, une onde parcourt le public. Assurant un véritable show avec pour seul support un DJ et des danseuses, Gims a, une fois de plus démontré, qu’il est un véritable patron. Il créé un lien fort avec ses fans, allant jusqu’à inviter sur scène des spectateurs porteurs de pancartes aux messages d’amour.

Un jour d’ouverture à Spa qui amorce un festival « Nouvelle vague » placé sous le signe du changement pour les festivaliers, à voir si le public s’y retrouvera, notamment en termes d’espace et de mouvement.

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