L’affiche de ce samedi se voulait fondamentalement rock et elle a tenu ses promesses, avec des surprises, des découvertes, des confirmations.
Bien sûr, le très attendu Sting sur la Rapsat a clôturé cette journée de manière magistrale. En mathématiques, on parlerait d’un axiome, d’une vérité de base admise sans démonstration. Pourtant c’est une véritable leçon que Sting a donné aux festivaliers. Une présence, sa voix toujours aussi particulière et surtout une force musicale. Une ballade dans ses plus grands titres avec des arrangements proches de la perfection. Chapeau bas.
Parmi les artistes attendus, on retiendra Puggy et son retour réussi. Comme à leur habitude, le groupe a oscillé entre un rock puissant et des accents pop vivifiants. Devant une esplanade pleine comme un œuf, ils ont déployé toute l’énergie qui les caractérise.
D’énergie, Rori n’en a pas manqué. La locale de l’étape, a emporté le public de la scène Proximus avec elle, montrant toute son évolution depuis ses débuts en 2015. La jeune fille est aujourd’hui une jeune femme puissante et assurée. Et le public ne s’y trompe pas.
Autre moment très attendu de ce samedi, le phénomène montant Teddy Bear. Sur la scène, un blouson rouge. La musique se fait entendre et le jeune montois entre en piste, enfile la veste et devient Teddy Bear. Un phrasé qui n’est pas sans rappeler Eddy de Pretto au service de textes intimes et puissants. Une occupation de la scène du Parc qui démontre déjà d’une grande maturité. Un public tantôt emporté tantôt touché, Teddy Bear est résolument un des coups de cœurs de ces Francofolies. A suivre de très près.
Celui que l’on suit de très près depuis un moment déjà, Thomas Frank Hopper se produisait sur la Rapsat. Celui qui est présent à Spa depuis plusieurs années peut se targuer d’une ascension impressionnante. Ce phénomène de la scène Blues Rock Indie a apporté ce samedi sa singularité et son authenticité. Un moment roots.
On notera également Roscoe que les festivaliers ont eu plaisir à retrouver. Et Hooverphonic qui a, comme on en a l’habitude, apporté sa touche rock et mystérieuse, presqu’expérimentale à certains égards.
Et ce samedi restera également un jour exceptionnel avec la décoration de Jean-Luc Fonck des insignes de Chevalier de l’Ordre de la Couronne par la Ministre-Présente de la FWB Elisabeth Degryse. Cinquante ans de carrière, une hyperactivité, un sens de l’humour et de l’absurde inédit, Jean-Luc Fonck et STTELLLA sont définitivement des symboles de la belgitude, cette capacité à faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux. Leur concert de ce samedi l’a encore une fois démontré, on aime Sttellla ? Non peut-être.



