Le dernier jour d’un festival est toujours un moment particulier.

On sait qu’on emportera avec nous cette dernière image, soit l’image est belle, soit elle laisse un goût amer ou de trop peu.

Le dimanche des Francos 2026 ne déroge pas à la règle. Et c’est avec un sentiment de joie chez les festivaliers que les portes spadoises se sont refermées.

Axelle Red

La programmation, certes plus mainstream, tant dans le village que sur la scène Rapsat a tenu toutes ses promesses.  

Axelle Red, sur la scène Proximus, s’est baladée dans son répertoire bien connu du public avec assurance et connivence. Celle qu’il n’est plus nécessaire de présenter a démontré qu’elle assure toujours et que quand on a créé un tel lien avec le public, rien ne s’efface.

Ce même constat pouvait être posé quand Kyo entamait ses titres emblématiques. Toujours rock à souhait et avec l’énergie qu’on lui connait, le groupe a revisité ses morceaux cultes avec des arrangements inédits. Une boîte à souvenirs dont s’échappait les titres qui ont marqué depuis si longtemps les festivaliers. Cerise sur le gâteau, de nouveaux titres qui pourraient bien laisser une trace dans les mémoires. Le groupe sera à Bruxelles le 22 janvier 2027, il y a fort à parier que le public sera au rendez-vous.

M Pokora

La scène Rapsat proposait une affiche alléchante qui débutait avec le show de Matt Pokora. On savait l’artiste féru de grands shows. On attendait la version festival. Et il n’a pas déçu. Un charisme fou, une réelle complicité avec le public, une simplicité incroyable ont fait de ce concert un moment fort du festival. Sous une pluie battante, Matt Pokora a parcouru son histoire commune avec le public, une date, l’histoire d’un morceau, et la magie opère. Soutenu par une formation musicale solide (cuivres, choristes, …) il a rappelé à ces détracteurs qu’il est de ceux avec qui il faut compter.

De ceux qui savent trouver une place particulière dans le cœur des gens, qui sait comment créér une histoire commune et ce n’est pas les premiers rangs qu’il a régalé de pizza ou la petite fille qu’il a invitée à lui confier sa tétine (elle portait uen pancarte à ce sujet) qui diront le contraire. Matt Pokora a le don de mettre des étoiles dans les yeux.

Helena

Des étoiles dans les yeux et dans les cœurs, Héléna en a distribué à foison. Quelle évolution pour la jeune femme. Dès son entrée sur scène, une énergie positive traverse la foule, le soleil revient d’ailleurs. Avec un sourire incroyable, elle déroule un show impeccable mêlant visuels parfaits et chorégraphies qui font sens. Sa pop qui peut sembler légère se révèle presque militante, ses textes féministes prennent encore plus de sens, les messages sont reçus à 100%. Elle est dans l’échange complet. Entre le partage via airdrop d’un titre inédit à venir et l’annonce d’un 6e Forest national, elle a comblé ses nombreux fans.

Une inspiration pour beaucoup.

On en oublierait presqu’elle vient d’un concept formaté.

Deux autres artistes issus de la Star Academy se produisaient également ce dimanche à Spa : Marine et Charles Doré. La première est apparue fidèle à l’image que l’on se faisait d’elle. Spontanée et très sympathique. Elle a présenté ses propres morceaux et a rendu hommage à ses sources d’inspiration (France Gall, Véronique Sanson,..) s’accompagnant impeccablement au piano. Avec un peu plus de confiance en elle, il est certain qu’elle connaîtra une belle évolution.

Charles Doré, l’hyper sensible, a enflammé la scène du Parc. Une révélation à suivre.

Mosiman

Pour clôturer cette dernière journée de l’édition 2026, les festivaliers ont été plus que gâtés avec le show de Mosimann. Un décor digne des plus grands rendez-vous électro, des mapping incroyables, des effets pyrotechniques à profusion et surtout un Mosimann qui s’est littéralement emparé de la grande scène. Pas une seconde de répit, que ce soit aux platines, à la batterie ou avec sa voix, sa proposition n’appelle aucun doute. Cet artiste est un alien. Chaque son était incroyable, chaque morceau emmenait le public encore un peu plus haut. Son featuring avec Héléna restera dans les annales du festival.

Ce choix de clôture est un pari gagnant pour les organisateurs.

Les organisateurs qui devront maintenant tirer le bilan de cette version revue des Francos. La configuration du site, le choix de deux formules, la programmation journalière peut-être un peu trop thématique pour que les festivaliers de trois jours y trouvent quotidiennement leur compte, la rentabilité des choix posés.

Quoiqu’il en soit, et qu’ils envisagent pour l’avenir, les Francofolies restent un rendez-vous incontournable de l’été. A l’année prochain Spa, tu as été belle et porteuse de joies.

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